En annonçant ses résultats le jeudi 19 février, le Groupe PPR a tout de suite montré sa priorité : verser un dividende de 3,3 euros par action au titre de l'exercice écoulé.
« Faire céder le gouvernement et le patronat c’est à notre portée. »
NPA Nancy -
Comité Manufacture

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Nous dénonçons : |
Nous proposons : |
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Pour imposer ces revendications il faut un grand mouvement d’ensemble, de grèves et de
manifestations.
La grève est criminalisée par le gouvernement.
Il essaie de diviser les classes populaires, alors que nous nous battons pour nos conditions de vie. La grève est un droit, voire un devoir quand on veut défendre et améliorer celles-ci.
Un autre monde est possible si…
Nous imposons l’interdiction des licenciements
Les patrons profitent de la crise pour précariser et licencier.
Il faut interdire les licenciements sous peine d’expropriation des licencieurs avec gel des avoirs et nationalisation sous contrôle des travailleurs.
Ils reçoivent des milliards et licencient. L'Etat fait pareil dans la fonction publique. Ces milliards doivent financer un million d'emplois tout de suite dans les services publics. Exigeons le CDI à temps complet comme unique contrat de travail et les embauches au statut dans la fonction publique, la réduction du temps de travail, sans flexibilité ni annualisation et avec embauches correspondantes jusqu'à résorption du chômage.
Nous imposons 300 euros d’augmentation pour tous
Les profits doivent financer une augmentation immédiate de 300 euros net et un minimum de 1500 euros net pour tous les salariés, retraités ou privés d’emploi, l'égalité salariale entre les hommes et les femmes, le paiement à 100 % pour les travailleurs touchés par le chômage partiel.
Ils détruisent et ruinent notre protection sociale. Exigeons la retraite pleine à 60 ans et 55 pour les métiers pénibles (37,5 annuités maxi dans le public comme dans le privé), les soins et médicaments remboursés à 100 %.
Nous contrôlons l’économie, et nationalisons les banques
La crise du capitalisme montre que nous devons prendre en main l'économie. Il faut nationaliser d’urgence les banques sans indemnités ni rachat pour construire un service public bancaire unique sous contrôle des salariés et de la population. Exigeons la fin de toutes les privatisations, à commencer par La Poste et les hôpitaux, exigeons la création de services publics de l'eau, du logement, des médicaments et le retour sous contrôle public de l'énergie (EdF/GdF) avec nationalisation des entreprises privées de l’énergie (Areva, Total…)
Tous ensemble le 19 mars
La journée de grève et de manifestation du 19 mars est une étape de plus pour convaincre ceux qui hésitent encore qu'il est possible de faire payer leur crise aux capitalistes. Pour que cette journée fasse changer la peur de camp, elle doit être un point de départ de rencontres, de discussions et d ‘organisation pour préparer la suite : une véritable grève générale, tous unis autour d'un programme pour les luttes d'ensemble. La prochaine étape peut être une marche sur Paris, une manifestation nationale. Déjà en Guadeloupe, une grève générale unitaire paralyse l’île Les guadeloupéens nous montrent la voie, soutenons les, et suivons leur exemple.
En Allemagne, qui achète une bouteille, paie généralement une consigne. Qui ramène la bouteille au magasin, récupère la somme. Pour accélérer les passages en caisse, on trouve dans beaucoup de supermarchés des automates dans lesquels les clients déposent les bouteilles consignées; en sort ensuite un ticket dont le montant sera soustrait de celui des achats effectués en magasin.
Le 22 janvier 2008, Barbara E., caissière dans un supermarché berlinois de la chaîne Kaiser's, dérobe deux de ces tickets, perdus par un client et jusqu'ici conservés dans un bureau, pour en empocher le montant - d'une valeur globale de 1,30 euro. Du moins, c'est ce dont la direction du magasin dans lequel la caissière a travaillé pendant 31 ans, la soupçonne. Barbara E., 50 ans, mère de trois enfants et doublement grand-mère, se fait alors licencier.
Sûre de son innocence, elle porte plainte devant le Landesarbeitsgericht, les Prud'hommes de la région. Faute de preuves en sa faveur, elle perd un premier procès en août dernier. Hier matin, le deuxième se solde par son licenciement cette fois-ci sans préavis. La décision de la juge Daniela Reber est formelle : Barbara E. a abusé de la confiance de son employeur, son cas ne sera pas révisé.
Son cas n'est pourtant pas une exception. Les méthodes douteuses pour expulser des employés gênants, soient-ils membres du comité d'entreprise ou détenteurs d'un contrat de travail à durée indéterminée, ont de plus en plus tendance à faire la une des journaux; au plus tard depuis la publication en décembre 2004 du Livre noir de Lidl signé par les journalistes Andreas Hamann et Gudrun Giese.
Hier, Barbara E. n'est du coup pas seule au tribunal : de nombreux activistes l'accompagnent, dont quatre femmes de la Fédération des Migrantes. Elles arborent des pancartes aux slogans dénonciateurs : « Pas de répression contre les collègues syndiquées actives! » ou encore « A bas le licenciement pour présomption de faute! ». Le comité de soutien « Solidarität mit Emmely » s'est d'ailleurs formé autour de Barbara E. dès la première heure de son combat – Emmely est son surnom.
Fédération des Migrantes
Lors de la conférence de presse organisée par deux de ses membres, Jörg Nowak et Gregor Zattler, après le procès dont l'issue déçoit Barbara E. jusqu'aux larmes, celle-ci continue de clamer son innocence. Elle explique que pour elle, la raison de son licenciement est lié à son engagement syndical. Fin 2007, elle prend part avec sept autres collègues à trois grèves. Elles auraient toutes été priées par la suite de se présenter individuellement auprès de la managère de district et du gérant de la succursale. « Il faut bien réfléchir du côté de qui l'on se tient », se serait-elle alors entendue dire. On aurait invité les briseurs de grève au bowling. A l'occasion, on leur aurait aussi demandé de bien ouvrir yeux et oreilles quant à toute irrégularité au sein du personnel. Une collègue informe alors Barbara E. que son nom a été inscrit tout en haut d'une liste noire. Et pour finir d'alimenter la théorie de la conspiration, il faut noter que Barbara E. a été confrontée à son délit trois jours après l'avoir commis. Au bout de trois jours, les enregistrements vidéo des allées et venues dans le supermarché sont effacés.
Barbara E. aux côtés de son avocat Benedikt Hopmann (à gauche) et des membres du comité de soutien lors de la conférence de presse
Mais la juge reste formelle. Ce ne sont pas les activités syndicales de Barbara E. qui lui ont fait perdre son travail. Qui vole un oeuf, vole un boeuf, même au bout de 31 ans de service. Quoi qu'il en soit, Barbara E. ne risque pas de retrouver un emploi de sitôt. Car qui va vouloir engager une prétendue voleuse à la langue bien pendue quant à la défense de ses droits?
Barbara E. n'a d'ailleurs pas encore l'intention de se taire. Assistée de son avocat Benedikt Hopmann, elle compte faire recours devant la Cour constitutionnelle allemande et s'il le faut, devant la Cour européenne des droits de l'homme. En attendant, on ne sait plus à quel supermarché vouer ses bouteilles vides.
sources : Médiapart.
Il n'est pas bon d'être étranger par ces temps qui courent.
Après une étonnante perquisition à emmaüs à Marseille, zoom sur une chasse aux chômeurs sans-papier bien ouverte.
Une conseillère assedic (pôle emploi aujourd'hui) nous livre son expérience.
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