Mardi 3 mars 2009 2 03 /03 /2009 17:16
Mercredi 18 février, la Fnac et Conforama avaient annoncé des "plans d'économies" de 50 millions d'euros pour Conforama et de 35 millions pour la Fnac ;

La Fnac annonce 800 suppressions de postes,

Conforama  annonce 400.suppressions de postes

Ces deux enseignes implantées sur toute la France et à l’étranger, mais aussi à Nancy, comptent supprimer 1.200 emplois. Elles appartiennent au groupe PPR. 

À ce groupe, il faut ajouter l’enseigne Puma qui affiche une belle performance au dernier trimestre 2008, avec un chiffre d'affaires en hausse de 11,3 % à 561,3 millions, ainsi que la branche de luxe Gucci  Group (Gucci, Boucheron, Yves Saint Laurent...), qui enregistre tout de même une hausse de 4,5 %, à 931,8 millions.

L'année dernière a été une année de gros profits pour l'actionnaire PPR, mais dès que l'activité a baissé, ce groupe,  comme pour tant d’autres avant lui,  a choisi les suppressions d'emplois.
En annonçant ses résultats le jeudi 19 février, le Groupe PPR a tout de suite montré sa priorité :  verser un dividende de 3,3 euros par action au titre de l'exercice écoulé.

Le titre PPR affichait le même jour la plus forte hausse du CAC 40, gagnant plus de 7,3 %, à près de 44 euros l’action.

Ainsi les ventes progressent, mais pas assez vite au goût du groupe RPR.
 
Alors, il va jeter à la rue des salariés pour doper ses bénéfices.

Nous, militantes et militants du NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste)

Nous tenons à dénoncer ses pratiques hélas courantes de nos jours.

Nous tenons à manifester notre solidarité aux salariés de la FNAC et de Conforama.

Nous tenons à affirmer qu’une autre politique est possible, mais pour cela il faut une vraie politique de répartition des richesses.

Nous proposons la mise en place d’une politique au service des intérêts des classes dominées.

Une réorientation des richesses permettrait une augmentation de salaires de 300 Euros net par mois pour toutes et tous, comme le démontre la mobilisation en Guadeloupe et en Martinique :

 C’est possible

La journée de Grève générale du 19 mars, et les mobilisations, à venir, doivent être des moments forts qui nous permettent à toutes et tous de s’exprimer haut et fort :

“Ce n’est pas l’argent qui manque. Tout n’est qu’une affaire de choix »
« Faire céder le gouvernement et le patronat c’est à notre portée. »

Par NPA Nancy Comité Manufacture
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Mardi 3 mars 2009 2 03 /03 /2009 00:54

Nous dénonçons :

Nous proposons :

  • Les licenciements

  • L’interdiction des licenciements

  • Les profits des actionnaires  

  • L’augmentation de 300€ pour tous les salaires

  • La pression à la baisse sur les salaires

  • Le SMIC à 1500€ net

  • La dévalorisation des diplômes

  • Le respect des conventions collectives et des qualifications

  • Les suppressions de poste dans les fonctions publiques

  • Des embauches en masse et sous statut dans la fonction publique

  • Le démantèlement de l’éducation nationale

  • Un enseignement égalitaire et gratuit dans de bonnes conditions pour tous

  • La précarité

  • Le CDI à temps complet comme unique contrat de travail

  • Les niveaux et conditions de retraite

  • La retraite a 60 ans et 55 ans pour les métiers pénibles avec 37.5 annuités

Pour imposer ces revendications il faut un grand mouvement d’ensemble, de grèves et de manifestations.

La grève est criminalisée par le gouvernement.

Il essaie de diviser les classes populaires, alors que nous nous battons pour nos conditions de vie. La grève est un droit, voire un devoir quand on veut défendre et améliorer celles-ci.


Un autre monde est possible si…


Nous imposons l’interdiction des licenciements


Les patrons profitent de la crise pour précariser et licencier.

Il faut interdire les licenciements sous peine d’expropriation des licencieurs avec gel des avoirs et nationalisation sous contrôle des travailleurs.

Ils reçoivent des milliards et licencient. L'Etat fait pareil dans la fonction publique. Ces milliards doivent financer un million d'emplois tout de suite dans les services publics. Exigeons le CDI à temps complet comme unique contrat de travail et les embauches au statut dans la fonction publique, la réduction du temps de travail, sans flexibilité ni annualisation et avec embauches correspondantes jusqu'à résorption du chômage.


Nous imposons 300 euros d’augmentation pour tous

Les profits doivent financer une augmentation immédiate de 300 euros net et un minimum de 1500 euros net pour tous les salariés, retraités ou privés d’emploi, l'égalité salariale entre les hommes et les femmes, le paiement à 100 % pour les travailleurs touchés par le chômage partiel.

Ils détruisent et ruinent notre protection sociale. Exigeons la retraite pleine à 60 ans et 55 pour les métiers pénibles (37,5 annuités maxi dans le public comme dans le privé), les soins et médicaments remboursés à 100 %.


Nous contrôlons l’économie, et nationalisons les banques 

La crise du capitalisme montre que nous devons prendre en main l'économie. Il faut nationaliser d’urgence les banques sans indemnités ni rachat pour construire un service public bancaire unique sous contrôle des salariés et de la population. Exigeons la fin de toutes les privatisations, à commencer par La Poste et les hôpitaux, exigeons la création de services publics de l'eau, du logement, des médicaments et le retour sous contrôle public de l'énergie (EdF/GdF) avec nationalisation des entreprises privées de l’énergie (Areva, Total…)


Tous ensemble le 19 mars


La journée de grève et de manifestation du 19 mars est une étape de plus pour convaincre ceux qui hésitent encore qu'il est possible de faire payer leur crise aux capitalistes. Pour que cette journée fasse changer la peur de camp, elle doit être un point de départ de rencontres, de discussions et d ‘organisation pour préparer la suite : une véritable grève générale, tous unis autour d'un programme pour les luttes d'ensemble. La prochaine étape peut être une marche sur Paris, une manifestation nationale. Déjà en Guadeloupe, une grève générale unitaire paralyse l’île Les guadeloupéens nous montrent la voie, soutenons les, et suivons leur exemple.






Par NPA Nancy Comité Manufacture
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Lundi 2 mars 2009 1 02 /03 /2009 18:53
Christophe Prudhomme Porte-Parole des médecins urgentistes de France animera un colloque le lundi 9 mars à partir de 14h30 à l’amphithéâtre de l’IFSI DE Laxou

(Le 29 janvier dernier 30% de grévistes au CPN de Laxou)

Projet de loi " Hôpital, patients, santé, térritoires"
Ni amendable, ni négociable  Retrait de cette loi
Le service public de santé menacé...


Cette réforme, sous prétexte de moderniser le système hospitalier, vise à mettre en pièce le servi- ce public de santé.

À l’heure où Sarkozy met en place un plan de soutien de 360 milliards d’euros pour venir en aide aux responsables de la crise économique, il veut avec Bachelot nous faire croire que les problèmes dans la santé ne sont que des problèmes d’organisation.

On fait place nette aux cliniques privées : des groupements de coopération sanitaire regroupant dans un cadre privé, les cliniques commerciales et les hôpitaux publics sont instaurés. C’est le partage du marché du soin avec la privatisation des activités jugées lucratives.

Un directeur de l’Agence Régionale de Santé tout puissant, véritable préfet sanitaire, dirigera le tout et répartira les enveloppes budgétaires et des directeurs “manageront” les hôpitaux-entreprises.

À 1035 hôpitaux publics au niveau national, on substituerait donc 300 territoires de santé.

Sous prétexte d’améliorer les coopérations locales et les parcours de soins, on réduit drastiquement les moyens disponibles et les capacités d’hospitalisation.

Au minimum 20 000 emplois seraient supprimés à l’échelle nationale alors que les récents décès à l’hôpital ont mis en lumière les conséquences dramatiques que peuvent causer les manques de moyens !

Préparons la riposte !
La mobilisation du 29 janvier nous a montrés que malgré la politique  du gouvernement, de nombreux salaries sont prêts à se battre.

Plusieurs régions sont déjà mobilisées contre les suppressions de postes, le regroupement ou la fermeture d’hôpitaux ou de services (Carhaix, Besançon et sa région, Poissy, etc..).

Le sentiment partagé est qu’on ne peut en rester là.  C’est une réponse politique qu’il faut opposer au gouvernement : une seule journée de mobilisation ne suffira pas.

L’enjeu est bien aujourd’hui de construire une grève générale.

C’est-à-dire de préparer et faire converger toutes les résistances, pour l’emploi contre les licenciements, pour les services publics contre la casse systématique de ces derniers, pour l’augmentation des salaires, des pensions et des minimas sociaux.

Comme en Guadeloupe, c’est la généralisation de la grève qu’il faut viser, seule solution pour infliger une défaite à Sarkozy et au Medef !

Par NPA Nancy Comité Manufacture
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Mercredi 25 février 2009 3 25 /02 /2009 23:07

En Allemagne, qui achète une bouteille, paie généralement une consigne. Qui ramène la bouteille au magasin, récupère la somme. Pour accélérer les passages en caisse, on trouve dans beaucoup de supermarchés des automates dans lesquels les clients déposent les bouteilles consignées; en sort ensuite un ticket dont le montant sera soustrait de celui des achats effectués en magasin.


Le 22 janvier 2008, Barbara E., caissière dans un supermarché berlinois de la chaîne Kaiser's, dérobe deux de ces tickets, perdus par un client et jusqu'ici conservés dans un bureau, pour en empocher le montant - d'une valeur globale de 1,30 euro. Du moins, c'est ce dont la direction du magasin dans lequel la caissière a travaillé pendant 31 ans, la soupçonne. Barbara E., 50 ans, mère de trois enfants et doublement grand-mère, se fait alors licencier.


Sûre de son innocence, elle porte plainte devant le Landesarbeitsgericht, les Prud'hommes de la région. Faute de preuves en sa faveur, elle perd un premier procès en août dernier. Hier matin, le deuxième se solde par son licenciement cette fois-ci sans préavis. La décision de la juge Daniela Reber est formelle : Barbara E. a abusé de la confiance de son employeur, son cas ne sera pas révisé.


Son cas n'est pourtant pas une exception. Les méthodes douteuses pour expulser des employés gênants, soient-ils membres du comité d'entreprise ou détenteurs d'un contrat de travail à durée indéterminée, ont de plus en plus tendance à faire la une des journaux; au plus tard depuis la publication en décembre 2004 du Livre noir de Lidl signé par les journalistes Andreas Hamann et Gudrun Giese.


Hier, Barbara E. n'est du coup pas seule au tribunal : de nombreux activistes l'accompagnent, dont quatre femmes de la Fédération des Migrantes. Elles arborent des pancartes aux slogans dénonciateurs : « Pas de répression contre les collègues syndiquées actives! » ou encore « A bas le licenciement pour présomption de faute! ». Le comité de soutien « Solidarität mit Emmely » s'est d'ailleurs formé autour de Barbara E. dès la première heure de son combat – Emmely est son surnom.



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Fédération des Migrantes



Lors de la conférence de presse organisée par deux de ses membres, Jörg Nowak et Gregor Zattler, après le procès dont l'issue déçoit Barbara E. jusqu'aux larmes, celle-ci continue de clamer son innocence. Elle explique que pour elle, la raison de son licenciement est lié à son engagement syndical. Fin 2007, elle prend part avec sept autres collègues à trois grèves. Elles auraient toutes été priées par la suite de se présenter individuellement auprès de la managère de district et du gérant de la succursale. « Il faut bien réfléchir du côté de qui l'on se tient », se serait-elle alors entendue dire. On aurait invité les briseurs de grève au bowling. A l'occasion, on leur aurait aussi demandé de bien ouvrir yeux et oreilles quant à toute irrégularité au sein du personnel. Une collègue informe alors Barbara E. que son nom a été inscrit tout en haut d'une liste noire. Et pour finir d'alimenter la théorie de la conspiration, il faut noter que Barbara E. a été confrontée à son délit trois jours après l'avoir commis. Au bout de trois jours, les enregistrements vidéo des allées et venues dans le supermarché sont effacés.



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Barbara E. aux côtés de son avocat Benedikt Hopmann (à gauche) et des membres du comité de soutien lors de la conférence de presse


Mais la juge reste formelle. Ce ne sont pas les activités syndicales de Barbara E. qui lui ont fait perdre son travail. Qui vole un oeuf, vole un boeuf, même au bout de 31 ans de service. Quoi qu'il en soit, Barbara E. ne risque pas de retrouver un emploi de sitôt. Car qui va vouloir engager une prétendue voleuse à la langue bien pendue quant à la défense de ses droits?


Barbara E. n'a d'ailleurs pas encore l'intention de se taire. Assistée de son avocat Benedikt Hopmann, elle compte faire recours devant la Cour constitutionnelle allemande et s'il le faut, devant la Cour européenne des droits de l'homme. En attendant, on ne sait plus à quel supermarché vouer ses bouteilles vides.

sources : Médiapart.

Mardi 24 février 2009 2 24 /02 /2009 09:58


Il n'est pas bon d'être étranger par ces temps qui courent.

Après une étonnante perquisition à emmaüs à Marseille, zoom sur une chasse aux chômeurs sans-papier bien ouverte.

Une conseillère assedic (pôle emploi aujourd'hui) nous livre son expérience.


Nous entrons de suite dans le vif du sujet.
Ma première question est, certes, directe mais essentielle :
"Comment contrôlez-vous les chômeurs étrangers ? " - "Eh bien, avec un détecteur de fausses pièces d'identité installé dans nos bureaux et visible par le demandeur" me répond-elle.

En effet, pour instruire une ouverture de droits, une pièce d'identité en cours de validité doit être présentée ainsi que les documents liés au travail.

Et lorsqu'une pièce non valide est repérée, une procédure de signalement est mise en route.
"Le conseiller ne doit rien dire à la personne, tout se fait à son insu. Il transmet la copie du titre de résidence au service des fraudes de l'assedic qui contactera la Police de l'Air et des Frontières".

Elle se rappelle même d'un collègue qui, appliquant la procédure, a permis l'arrestation d'un étranger qui fut menotté à sa sortie de l'Anpe.

Face à cette pratique, cette professionnelle n'hésite pas à dire : "moi, je ne me sers pas du détecteur systématiquement et quand je découvre un titre de résidence non valable, j'explique à la personne qu'il vaut mieux pour elle qu'elle s'en aille".

Le travail des agents est pourtant lui-même extrêmement contrôlé, le moindre contact informatique sur tel ou tel dossier, les appels téléphoniques...

Malgré cela, elle souligne justement : "je suis conseillère, pas policier!".

Cette prise de position serait partagée par la plupart de ses collègues. La conseillère revient sur la très forte contestation et les grèves du personnel, refusant d'appliquer le décret du 11 mai 2007 de la loi Sarkozy sur l'immigration, prévoyant la consigne pour l'Anpe et l'Assedic de transmettre systématiquement aux préfectures la copie du titre de séjour et de travail des demandeurs d'emploi étrangers pour vérification. Pour les syndicats, il s'agissait d' "une chasse aux étrangers ", d' « une nouvelle mission d'auxiliaire de police », de « contrôle qui prend le pas sur le conseil ».

Finalement l'Unedic, dont le conseil d'administration est composé de représentants du patronat et de salariés, s'y oppose à l'unanimité, seule l'Anpe n'y échappe pas. Depuis la fusion des deux organismes, une crainte se profile. Les réticences des agents Assedic risquent de sauter car la fusion se fait aussi dans les procédures.

Le système de contrôle de l'Anpe est bien en place et "comme cela a été bien pensé" les partenaires sociaux sont minoritaires au sein du conseil d'administration du tout nouveau Pôle Emploi.

Fouzia Othman   

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