Lundi 8 juin 2009 1 08 /06 /2009 10:48

Total national :  840 713  voix     4,88% 

(4,98% sur les suffrages "métropole", le NPA n'avait pas de liste sur l'"Outre mer"....)

Est : liste menée par Yvan Zimmermann:

  122 774 voix    5,65%

Centre : 73 193 voix     5,45%

Ile de France : 97 446 voix     3,48%

Nord Ouest : 143 969 voix      5,8%

Ouest : 128 634 voix    5,13%

Sud Ouest : 147 318 voix    5,61%

Sud Est : 127 379 voix   4,33%

Avec un taux d'abstention très élevé, le scrutin du 7 juin marque le rejet, ou pour le moins le désintérêt, qui frappe les institutions européennes.

En restant chez eux, nombre d’électeurs, en particulier parmi les jeunes et les classes populaires, envoient un message clair : cette Europe n’est pas la nôtre !

Il faut dire que tout a été fait pour que grandissent cette colère et cet éloignement.

Les partis institutionnels, dont le Parti Socialiste, se sont assis sur le non au référendum de 2005 en faisant passer par la voie parlementaire un traité jumeau. Quelle façon de dire clairement à la population, que son avis ne compte pas, que la gestion de l’Europe capitaliste est une affaire trop sérieuse pour être confiée au peuple !
C'est aussi cette politique que le PS paye aujourd'hui.

Le Parlement qui sort de ce suffrage manque de légitimité. Il ne donne pas une photographie réaliste du poids de chaque formation politique dans le pays.

Cependant, dans cette situation, le NPA, né voilà quatre mois, s'affirme, d'après les premières estimations qui le situe autour de 5%, comme une force politique nationale.

Le pouvoir ne sort pas grandi de cette échéance. Il a voulu évacuer la crise économique de cette élection, en jouant une nouvelle fois sur les peurs et les fantasmes : l’insécurité et la Turquie. Pourtant l'essentiel de la crise et des mobilisations sociales sont devant Sarkozy et le Medef.

Les attaques qui redoubleront venant du pouvoir et du patronat nécessitent une opposition déterminée et la défense d’une politique anticapitaliste.

gauche de combat, pas une gauche de cogestion du système capitaliste, des institutions européennes aux collectivités locales.

Nous continuons à proposer à toutes les formations de la gauche antilibérale et anticapitaliste un accord durable valable dans les échéances sociales et politiques à venir, pour encourager la convergence des luttes, plus que jamais nécessaire.

Par NPA Nancy Comité Manufacture
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Vendredi 5 juin 2009 5 05 /06 /2009 23:50


Par NPA Nancy Comité Manufacture
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Vendredi 5 juin 2009 5 05 /06 /2009 22:01



Par NPA Nancy Comité Manufacture
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Vendredi 5 juin 2009 5 05 /06 /2009 15:09
Par NPA Nancy Comité Manufacture
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Vendredi 5 juin 2009 5 05 /06 /2009 11:08

Je me permet de publier cette réaction d'un militant/ spectateur, qui a regardé l'émission sur les européennes d'hier soir....il n'est pas membre du NPA
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J'ai regardé le débat lamentable d'hier soir sur France 2 pour les élections européennes, débat qui était sensé me donner envie de voter !... Ouf !

Quelle foire ! Cependant, j'avoue que depuis un certain moment je ressens un certain malaise qui m'a fait préférer suivre de loin ce qui se passait dans ce Front de gauche et que mon malaise n'a cessé de grandir.

Le débat d'hier soir m'a soudain fait comme un déclic : qu'est-ce que cette union du Front de gauche ?
Un remake du Front populaire de 36 qui a déjà conduit à la trahison des plus radicaux par la majorité plus modérée ?

Comment se fait-il que des personnes qui ont passé parfois près d'un tiers de leur vie ou plus dans un parti comme le PS ou les Verts ont mis si longtemps à le quitter alors que cela fait déjà bien longtemps qu'il existe au sein de ces partis une majorité libérale, pour l'économie de marché qui a repeint le capitalisme en vert ?

Oh je sais, il est cruellement difficile de quitter une orga à laquelle l'on a cru et consacré du temps, j'en sais quelque chose, moi qui était au CA d'ATTAC du quel j'ai du démissionner après le procès stalinien que m'ont fait à l'époque, j'ose le dire les membres du CA, mais aussi Nikinoff, son président d'alors qui s'était permis de me traiter "d'individualiste forcené", parce je parlais de décroissance et de partage du travail et des richesses, alors que lui parlait de relance keynésienne (cette vieille formule aussi éculée que le libéralisme), sans en évoquer le mot, pour "éradiquer le chômage".

J'ai mis bien longtemps à accepter cette violence de personnes que je pensais être ... des camarades (certains parlaient de me casser la gueule à la sortie de la conférence parce j'avais soi-disant cassé leur débat), parce que je ne l'avais pas compris sur le coup.  

Pourquoi ? L'on m'a accusé, la plus grande partie des membres de ce CA de les culpabiliser par mon discours car ... j'étais antinucléaire, alors que certains étaient pour (les mêmes qui sont aujourd'hui dans ce Front de Gauche), j'étais antiproductiviste, eux ne l'étaient pas, j'étais pour une forme de décroissance conviviale, ils m'ont traité d'huluberlu. J'ai osé critiquer le travail salarié et son idéologie, (c'était avant qu'un autre huluberlu dise qu'il fallait travailler plus pour gagner plus) et j'ai osé me prononcé pour un revenu d'existence, c'est tout juste si l'on ne m'a pas traité de fainéant et le stalinien de service m'a dit que c'était une idée libérale, eux qui défendait l'idée de la taxe du bien connu révolutionnaire Tobin.

Je me suis prononcé pour la désobéissance civique, un autre stalinien m'a répondu que si je voulais faire des actions de ce genre, je n'avais qu'à le faire tout seul.

Bien sûr, ce n'était pas le même son de cloche lorsque des adhérents tenaient ce genre de propos au cours des réunions mensuelles...

Mais ce qui les culpabilisait le plus, c'était de leur dire qu'ils n'étaient pas cohérents parce qu'ils se disaient anticapitalistes et/ou antilibéraux, mais tous consommaient dans .... des supermarchés, temples de la conso capitaliste !







Les gens ne supportent pas le urs contradictions, c'est pourquoi ils nous accusent de les culpabiliser comme certains accusent d'antisémites ceux qui osent critiquer la politique d'Israël



Photo/Taous


Mais enfin, au cours d'une réunion débat avec comme sujet : "Qu'est-ce qu'ATTAC", un des staliniens s'est dévoilé en répondant clairement que c'était : "un marchepied pour les partis politiques et les syndicats et que si on avait pas compris, vraiment on était des..." . Fermons la parenthèse !

Moi qui croyais qu'ATTAC était une association d'éduc pop (comme les universités populaires), un espace de parole démocratique où pouvais s'exprimer et s'organiser une société civile qui justement ne voulait pas de ces machins là ! J'étais vraiment naïf ! Mais je remercie ce monsieur de m'avoir ouvert les yeux, j'ai démissionné.

Plus tard, quand les comités Bové se sont créés, et qu'une dynamique d'union s'est mise en place, j'ai suivi cela de loin, craignant une nouvelle trahison et déception, et osons le dire, noyautage de ces collectifs, par le vote, notamment du PC, ceux-ci étant les plus nombreux.

Aucun n'a voulu renoncé à la prérogative de représenter cette union (il aurait pourtant été simple d'effectuer un simple tirage au sort) et je comprends qu'aujourd'hui, étant donné ce que pèse et représente le NPA (le seul parti à oser s'afficher clairement anticapitaliste), celui-ci refuse de se dissoudre dans ce machin où se côtoient productivistes, nucléocrates, écolos, antilibéraux, etc.

C'est que Besancenot  a certainement lui aussi tiré les leçons de l'histoire, histoire qui a conduit les travailleurs dans la rue pour obtenir quelques avancées sociales pendant le Front Populaire de 36 en échange d'un renoncement à une transformation radicale de notre société.

Et puis, il faut être clair : pourquoi réclamer une union à corps et à cris (et surtout lui reprocher de ne pas vouloir la faire) à un parti qui propose un élargissement de sa base en créant un nouveau parti qui aurait pu réaliser cette union alors impossible dans les collectifs ?

L'occasion de s'unir n'était-elle pas là ?

Ensuite, pourquoi monsieur Mélenchon a-t-il créé un nouveau parti, un de plus à gauche, plutôt que de rejoindre le NPA au moment de sa création et l'enrichir ainsi de sa diversité et éviter la dispersion à gauche ?

Et puis comment la Gauche Alternative à peine née des comités Bové peut déjà trahir sa base et ses valeurs écologiques en s'alliant dans un compromis éhonté avec un parti productiviste et pro-nucléaire, ainsi qu'avec ce Nikonoff qui à effectué une présidence à ATTAC bien peu démocratique ?

Avant même de se donner la chance d'exister comme parti, ce petit parti est déjà dans le compromis électoraliste : le même qui a conduit le PC et s'allier avec le PS, qui a conduit le PS à sa dérive libérale, qui a conduit les Verts dans les bras d'un Cohn-Bendit, ou un Mamère à accepter l'économie de marché.
Ce petit parti qui m'a intéressé de loin à sa naissance est mort avant même d'avoir existé, bouffé par les mêmes qui ont déjà tué la gauche par leurs compromis : PC, anciens membres des verts et du PS.

J'ai écouté ce débat donc hier soir, et désolé, mais un seul a eu une réponse satisfaisante lorsque la présentatrice TV a demandé : "qu'attendez-vous de ces élections ?"
Besancenot : "d'avoir au moins un élu qui puisse informer le mouvement social sur ce qui ce passe en terme de réformes au Parlement européen, afin que l'on puisse réagir à temps et construire un parti anticapitaliste européen "

 


La gauche anticapitaliste européenne

J'étais étonné de le voir garder son calme pendant tout ce débat qui ressemblait plus à une foire d'empoigne en forme de show télé, souriant en voyant les autres se crêper le chignon pour la course à l'échalote, puis j'ai compris quand il a prononcé cette phrase que le NPA était resté cohérent, anticapitaliste et ... révolutionnaire.

Car il n'attendait aucun changement concret de ces élections où les petits partis de gauche resteront minoritaires au niveau européen.


Photothèque Rouge/DR


Les seuls changement à attendre viendront bien de la rue et de l'organisation syndicale révolutionnaire et anticapitaliste au niveau euroOn ne pouvait pas être plus clair et cohérent...
et pourtant je n'ai pas ma carte au NPA... pas plus qu'ailleurs

S. Patrice.

 

Par NPA Nancy Comité Manufacture
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